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COVID-19

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Nous faisons face à un épisode épidémique classé pandémie par l’OMS. Cette pandémie a amené le président de la république à prendre des décisions pour freiner la propagation du virus. C’est le sens de la fermeture des établissements pour l’accueil des élèves et de la mise en œuvre du travail à distance. Deux principes président à ces dispositifs : la continuité administrative et la continuité pédagogique. La foire aux questions actualisée au fil de l’eau sur le site du ministère a valeur de circulaire et fait foi. Des informations et injonctions contradictoires se développent sur l’ensemble du territoire dans les services déconcentrés. Le SNEP-FSU, présent lors de la réunion avec le ministre de l’Education nationale le vendredi 13 après-midi fait le point et vous tiendra régulièrement informé des évolutions.

Continuité administrative :

Les établissements scolaires ne sont pas fermés pour la France métropolitaine et la Corse. Seul l’accueil des élèves n’est plus assuré à l’exception des DOM qui sont en phase 1 et 2 de l’épidémie (donc dans une logique d’ouverture avec clusters potentiels). Les internats restent ouverts pour les élèves qui sont dans l’incapacité de rejoindre leur domicile.
Seuls les personnels indispensables au fonctionnement de l’établissement doivent être présents : les équipes de direction, les personnels d’entretien et de sécurité.
Les réunions telles que conseils de classe et autres sont maintenues en présentiel si les conditions d’hygiène et de sécurité sont remplies (désinfection, gel hydroalcoolique à disposition etc.), sinon, le distanciel doit être privilégié.

Présence des enseignants :

« Les enseignants qui souhaitent venir dans leur établissement doivent pouvoir le faire » (le Ministre de l’EN). Il ne s’agit donc pas d’une contrainte. Il précise par ailleurs : sur la présence dans les établissements des règles de bon sens doivent s’appliquer. On ne fait pas venir des gens pour rien. Les obligations de service peuvent se décliner de différentes manières puisque nous sommes juridiquement en « situation exceptionnelle ». La secrétaire générale, en réponse aux questions, indique que comme pour tous les salariés il faut privilégier le télétravail quand il est possible. Lorsqu’il ne l’est vraiment pas, les personnels seront placés en Autorisation Spéciale d’Absence. Pour les personnels AESH, AED mais aussi les enseignants « on ne va pas leur demander de venir lundi ».
Les enfants de personnels soignants doivent pouvoir être accueillis dans les écoles pour permettre à ces personnels de travailler. Chacun-e peut le comprendre en pleine crise sanitaire. Ces accueils se réaliseront dans les établissements au plus proche des hôpitaux dans des classes de 8 à 10 élèves maximum. Pour autant, l’administration a le devoir de protéger les personnels en charge de cet accueil et de leur fournir les équipements et fournitures nécessaires pour être protégés.

Pour le SNEP-FSU : les enseignants n’ont pas à venir dans les établissements à l’exception de réunions programmées avec un ordre du jour clairement identifié et utile (ce peut être le cas lundi afin de pouvoir organiser le travail). L’obligation d’un temps de présence dans les établissements en dehors de ces cas et dans les conditions de sécurité optimales n’a aucune raison d’être.

Continuité pédagogique :

Celle-ci est permise par les outils mis en ligne par le CNED (« ma classe à la maison ») et les ENT. Les horaires ne sont pas ceux des emplois du temps et le travail doit s’organiser autrement.
Position du SNEP : s’agissant de la continuité pédagogique en EPS, il ne s’agit pas de tomber dans des formes de travail qui n’ont rien à voir avec la spécificité de notre discipline : la pratique des activités physiques. Mieux vaut privilégier des approches visant à permettre aux élèves de continuer à avoir des pratiques, à maintenir ses acquis… en offrant des plans, des programmations d’entraînement d’activités n’entraînant pas de contacts avec autrui.

Pour le SNEP-FSU : sans revenir sur le bien-fondé de la décision présidentielle, nous sommes en revanche plus sceptiques quant à la réelle capacité du système éducatif à assurer pleinement ses missions dans une telle situation et ce pour plusieurs raisons : le manque de moyens et d’outils techniques pour permettre un enseignement à distance, héritage d’années de sous investissements dans l’école et d’orientations pédagogiques contestées, la grande disparité de ces moyens d’un établissement à l’autre (particulièrement dans le premier degré), la grande disparité des moyens à disposition des familles et des élèves pour accéder à ce « nouveau service public d’éducation ».

Situation des personnels :

Télétravail privilégié pour tous. Celles et ceux qui sont dans l’incapacité d’y être doivent se signaler pour bénéficier de l’ASA ou le cas échéant d’un arrêt maladie.
Le ministère de la santé doit publier la liste des pathologies qui mettent les personnels en situation de fragilité face au virus. Si vous êtes atteint de ces pathologies ou si votre médecin traitant estime que le virus présente un risque sérieux pour vous, vous devez vous signaler et bénéficier d’une ASA.
Pendant cet épisode, l’ensemble du traitement est garanti (paie et indemnités).


Stages syndicaux :

Les stages syndicaux nationaux et académiques sont en majeure partie annulés. Les stages de mutation intra académiques sont annulés mais les élus du SNEP-FSU restent entièrement mobilisés pour vous accompagner dans votre projet de mobilité. Vous pouvez donc à tout moment les contacter par mail ou téléphone voire même, si nécessaire, convenir d’un rendez-vous individuel.

Je contacte les élus du SNEP-FSU

Mobilisations :

L’épidémie, les premières mesures vers le confinement, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes… doivent appeler le gouvernement à suspendre l’ensemble des réformes et discussions en cours (retraites, définition du métier, formation, concours…) pour participer de l’unité nationale qu’il appelle de ses vœux.
Privé.es de toute possibilité d’organiser les mobilisations pour contester les projets de réformes et celles déjà en œuvre nous n’entendons cependant pas mettre sous l’éteignoir l’ensemble de nos revendications. Il nous faut trouver les voies et moyens de porter nos exigences. D’autres formes inédites de mobilisation doivent pouvoir se développer.